Le choix du matériau de construction influence directement la réussite et le coût d’un projet. Entre parpaing et brique, la question du bon compromis revient constamment, surtout au moment de budgéter les travaux. À travers une comparaison structurée, l’objectif est ici d’apporter une réponse claire à la question : parpaing ou brique, à quoi faut-il s’attendre pour le prix et l’isolation ? Pour aller plus loin, le sujet aborde les particularités, les pièges courants et les nuances observées sur le terrain, afin d’accompagner concrètement tout porteur de projet (initiateur, artisan ou particulier averti).

d’ailleurs, lors de nombreux travaux de rénovation intérieur, le débat réapparaît sur la pertinence de choisir entre ces deux matériaux. Ce dilemme technique, en apparence anodin, va bien au-delà d’une question de tradition ou de tendance.

Comprendre les particularités des matériaux

Entre parpaings et briques, plusieurs aspects entrent en ligne de compte : nature des composants, atouts structurels, gestion du froid et du bruit, facilité d’emploi… Rien n’est figé, d’autant que l’évolution des techniques de production a créé de nouveaux standards.

Parpaing : description, dimensions et usages

Le parpaing, appelé aussi bloc béton, repose sur un mélange de ciment, sable et gravillons. Le modèle courant mesure 20x20x50 cm, une taille aujourd’hui adoptée pour l’édification de nombreux murs porteurs. Doté d’alvéoles pour l’alléger, il autorise également l’incorporation de ferraillages via les blocs d’angle ou de chaînage. L’expert chantier le recommande, à juste titre, pour de vastes projets ou lorsqu’une capacité d’adaptation est nécessaire.

La brique : héritage traditionnel et modernité technique

Produite en argile cuite, la brique bénéficie d’une histoire séculaire dans la construction. On distingue classiquement la brique pleine (structure et charpente), la brique creuse (isolation renforcée) et la brique perforée (alvéoles internes facilitant le gain thermique). Dernièrement, l’offre s’est renouvelée avec les briques rectifiées, qui autorisent des joints très fins.

Parpaing : accessibilité économique et polyvalence

Pourquoi le parpaing reste le favori des chantiers

Avec son coût abordable, le parpaing s’est imposé dans la majorité des constructions neuves. Il résiste plutôt bien aux intempéries et au feu, sans réclamer de traitement particulier. Si le montage paraît simple — il suffit d’empiler les blocs et de les sceller au mortier —, la réalité sur le chantier montre que l’alignement doit néanmoins être surveillé. La récupération de parpaings d’occasion, solution parfois envisagée pour réduire les frais, nécessite de vérifier l’intégrité des blocs.

Échelle des prix, neuf et seconde main

En magasin, le prix d’un parpaing fluctue de 1 à 1,50 € l’unité, avec des modèles spéciaux atteignant 3 €. Les achats par palette permettent d’obtenir des prix plus doux, notamment pour de grandes surfaces à monter. Le marché de la seconde main, sur des sites spécialisés ou des plateformes entre particuliers, propose parfois des lots à des tarifs nettement plus bas — il convient d’être attentif à la propreté des faces et à l’absence de fissures internes, faute de quoi on risque de devoir remplacer une partie de la commande en plein montage, situation déjà observée sur des rénovations rapides.

Avantages et limites rencontrés par les artisans

Les professionnels préfèrent le parpaing pour la facilité de stockage et la rapidité de pose. Toutefois, une mauvaise jointure verticale ou un ferraillage mi-soigné ruine l’ensemble. Exactement ce qu’a expérimenté un entrepreneur lors d’une extension de garage : oubliant d’incorporer l’arase hydrofuge, il s’est exposé à l’infiltration d’humidité, correction qui a nécessité un démontage partiel. Le conseil reste donc d’anticiper les points sensibles, sous peine d’en faire les frais peu après la livraison du chantier.

Brique : isolation thermique et valorisation immobilière

Quelles briques choisir ?

Les professionnels distinguent la brique traditionnelle, solide mais énergivore, et la brique creuse (souvent appelée brique monomur), dont la structure interne multiplie les petits canaux pour limiter les déperditions de chaleur. Certaines versions incluent même un isolant minéral intégré renforçant l’inertie thermique. La finesse des joints, souvent réalisée à la colle spéciale, permet de limiter les ponts thermiques.

Prix au mètre carré — que savoir en amont ?

Le coût au mètre carré en brique oscille globalement entre 50 et 70 €, main-d’œuvre comprise. Cette fourchette intègre la découpe, la pose précise et l’ajout éventuel de chaînages particuliers pour les points de faiblesse structurelle (linteaux, angles…). Certains croient à tort que la brique coûte systématiquement plus cher que le parpaing, mais dans la pratique, le surcoût se justifie souvent par une meilleure efficacité thermique, donc par la réduction progressive des dépenses énergétiques.

Exemple terrain : retour sur investissement via l’isolation

Dans une opération de construction récente dans l’Ouest, l’entrepreneur a privilégié la brique creuse pour une maison basse consommation. Si l’investissement initial dépassait de 10 % celui d’un projet équivalent en parpaing, la famille a constaté, six mois après l’emménagement, un gain de 30 % sur la facture annuelle de chauffage (source : carnet de suivi énergétique du foyer). La rapidité du retour sur investissement n’est pas automatique mais se vérifie concrètement si le logement est exposé à de fortes variations climatiques.

Comparatif : synthèse des performances, coûts et usages

Critère utilisateur Parpaing 20x20x50 Brique creuse
Prix à l’unité (TTC) 1 à 1,50 € 1,50 à 2,80 €
Pose par m² (hors main-d’œuvre) 14 à 18 parpaings 40 à 50 briques
Isolation thermique Moyenne (nécessite isolation ajoutée) Performante (déjà intégrée)
Gestion de l’humidité Sensible (arase recommandée) Assez stable
Maniabilité sur chantier Elevée, peu technique Niveau de précision plus élevé
Durée de vie Long terme si montage soigné Excellente en environnement sec
Impact écologique Énergie grise importante Faible, recyclable

Parpaing ou brique : que dit l’expérience terrain ?

Dans la pratique, les artisans relatent des différences marquées au fil des missions. Un chantier de rénovation dans une ancienne bâtisse, par exemple, a mis en avant l’intérêt de mixer parpaing pour les fondations et brique pour les cloisons, réduisant ainsi les coûts tout en gagnant en qualité d’air intérieur. Cette stratégie hybride, adoptée dans de nombreux projets récents, démontre qu’il n’existe pas une réponse unique, mais une adaptation au cas par cas.

Témoignage utilisateur : la réalité du choix

« Après avoir hésité longuement, j’ai opté pour la brique creuse sur conseils de mon maçon, explique Caroline, propriétaire d’une maison à Toulouse. L’investissement initial m’a semblé conséquent, mais dès le premier hiver, la différence s’est ressentie : moins de bruit, moins de sensation de paroi froide. En revanche, la pose a exigé un suivi rigoureux. Je recommande vivement de faire accompagner le chantier par un vrai professionnel habitué à ce type de matériau ! »

Précautions, pièges courants et astuces d’expert

Points de vigilance lors de la pose du parpaing

Rarement évoqué dans les guides, le dosage du mortier et la propreté des faces jouent pour beaucoup dans la résistance future. Un parpaing légèrement endommagé peut fragiliser tout le mur. Il est conseillé de vérifier chaque bloc un à un avant la pose ; cela évite de mauvaises surprises si des défauts cachés apparaissent après montage.

Pour la brique, où ne pas se tromper ?

Une brique creuse mal posée ou une coupure thermique négligée anéantit l’intérêt de l’investissement de départ. Les experts préconisent d’utiliser des joints minces spécifiques, adaptés à la conduction thermique des briques rectifiées, pour améliorer le confort de la maison et respecter les nouvelles normes énergétiques, telles que la RE2020.

Où se procurer des parpaings ou briques ?

Plusieurs filières existent : négoces de matériaux (Point P, Gedimat, BigMat…), enseignes de bricolage (Leroy Merlin, Brico Dépôt…), vente en direct auprès d’usines ou plateformes d’annonces de particuliers (Le Bon Coin). Pour les gros volumes, négocier le prix à la palette s’impose. Attention, certains fournisseurs appliquent des frais de livraison additionnels qui peuvent affecter le budget global.

Peut-on envisager des alternatives ?

Certains projets s’orientent vers la pierre reconstituée, le béton cellulaire ou encore le bois massif. Le choix dépend du climat, de l’exposition et de la vocation du bâtiment. Chaque option suppose une réflexion globale sur l’isolation, la compatibilité avec d’autres techniques constructives (bardage, isolation par l’extérieur…) et le budget à allouer. Il n’existe pas de solution universelle, mais plutôt une analyse propre à chaque contexte.

FAQ

Quels critères pour décider entre parpaing et brique ?
Le choix dépend du niveau d’isolation souhaité, du budget initial et de l’importance accordée à la facilité de montage. La brique l’emporte sur l’isolation thermique, le parpaing sur le prix et la rapidité d’exécution.

Quel est le prix d’un parpaing neuf ?
Compter entre 1 et 1,50 € par bloc en gamme standard, selon la région et la quantité achetée.

Où acheter des parpaings d’occasion ?
Les plateformes entre particuliers ou certains revendeurs spécialisés proposent des lots de parpaings d’occasion à petit prix, mais la vigilance reste de mise concernant l’état général.

Pourquoi opter pour la brique monomur ?
La brique monomur permet d’obtenir une isolation intégrée, ce qui simplifie le chantier et améliore le confort thermique sans ajout d’isolant complémentaire.

Y a-t-il des contraintes pour la pose de la brique ?
La technique demande une main-d’œuvre qualifiée, notamment pour la pose des joints minces afin de maximiser les gains énergétiques.

Le parpaing convient-il aux agrandissements ?
Oui, il est fréquemment utilisé pour les extensions grâce à sa rapidité de mise en œuvre et sa robustesse vérifiée sur les grandes surfaces.

Quelles alternatives existent aux parpaings et briques ?
D’autres matériaux comme le béton cellulaire, la pierre reconstituée ou encore le bois peuvent convenir selon l’usage, le climat ou les préférences architecturales.

Synthèse finale

Encore aujourd’hui, la comparaison entre parpaing et brique s’appuie sur une double logique : efficacité au quotidien, mais aussi anticipation des coûts à moyen terme. S’orienter vers l’une ou l’autre des solutions revient à jauger ses priorités et à étudier finement le contexte. Pour chaque cas, consulter un professionnel permet d’éviter la plupart des erreurs coûteuses liées au choix du matériau ou à sa mise en œuvre. Beaucoup sous-estiment encore l’impact d’un bon diagnostic des besoins énergétiques du bâti ; or, c’est généralement ici que se joue la pérennité du projet. Une fois cette réflexion posée, il devient plus simple d’opter pour la solution la mieux adaptée et d’anticiper l’ensemble des postes budgétaires à maîtriser.

Sources :

  • batirama.com
  • renovation-exterieur.fr